Cadre écologique national pour le Canada (3 de 23)

Rapport de données d'attribut


Niveaux de généralisation

Les définitions et le nombre d'unités cartographiques pour les quatre niveaux de généralisation sont décrits dans le tableau ci-dessous.


Nivaux du Cadre Écologique
Niveaux Nombre d'Unités Définition
Écozones 15 Écozones: Au sommet de la hiérarchie, les écozones dessinent la mosaïque écologique du Canada à l'échelle sous-continentale. L'écozone est une région de la surface terrestre représentative de grandes unités écologiques très généralisées caractérisées par des facteurs biotiques et abiotiques en interaction et adaptation constantes. Le Canada est divisé en 15 écozones terrestres.
Écoprovinces 53 Écoprovince: Subdivision d'une écozone caractérisée par des assemblages distinctifs de structures et de formes de relief, de faune et de flore, d'hydrologie, de sol et de macroclimat. Par exemple, l'écoprovince de Terre-Neuve (no 6.4) est l'une des six écoprovinces comprises dans l'écozone du Bouclier boréal.
Écorégions 194 Écorégion: Subdivision d'une écoprovince caractérisée par des facteurs écologiques régionaux particuliers en matière de climat, de physiographie, de végétation, de sols, d'eau et de faune. Par exemple, l'écorégion des Landes maritimes (no 114) est l'une des neuf écorégions comprises dans l'écoprovince de Terre-Neuve. 
Écodistricts 1021 Écodistricts: Subdivision d'une écorégion caractérisée par des assemblages particuliers en matière de relief, de formes de terrain, de géologie, de sols, de végétation, de plans d'eau et de faune. Par exemple, l'écodistrict du lac Jeddore (no 473) est l'un des cinq écodistricts compris dans l'écorégion des Landes maritimes.

Unités cartographiques écologiques et conventions relatives à la numérotation

Un certain nombre de facteurs doivent être pris en compte au moment d'utiliser les cartes numériques et la base de données d'attribut associées au cadre écologique. Ces considérations s'appliquent à la numérotation des unités cartographiques individuelles, aux unités cartographiques non contiguës et à l'élimination de certains numéros séquentiels de cartes numériques.

Écodistricts

Lorsque les écodistricts ont été cartographiés pour la première fois, un numéro compris entre 1 et 1 031 a été attribué à chacun d'entre eux. Dix de ces écodistricts (172, 240, 330, 673, 719, 721, 722, 725, 842 et 845) ont toutefois été éliminés au moment de la révision finale. Plutôt que de reprendre la numérotation de tous les écodistricts, il a été décidé de retirer ces onze numéros des cartes et de la base de données.

Écorégions

Bien que 194 écorégions soient distinguées, celles-ci ne sont pas toutes des unités cartographiques contiguës individuelles. Les polygones des unités cartographiques écorégionales sont numérotées de 1 à 217. Onze des écorégions comprennent au moins deux polygones cartographiques non contigus. Ces écorégions sont les suivantes :

  • Calottes glaciaires Ellesmere et Devon ( 1, 2, 3, 4 )
  • Chaîne Ellesmere ( 8, 10 )
  • Hautes terres du nord de l'Alberta ( 66, 67 )
  • Rivières Kingurutik et Fraser ( 77, 81 )
  • Rivière Mécatina ( 80, 83, 86 )
  • Chaîne Long Range ( 108, 110, 111 )
  • Hautes terres borèales du centre ( 139, 140, 141, 144, 147, 150, 151, 152, 153, 154 )
  • Hautes terres de l'ouest de l'Alberta ( 145, 146 )
  • Tremblaie-parc ( 156, 161 )
  • Hautes terres du sud-ouest du Manitoba (163, 164 )
  • Nord de la chaîne côtière ( 185, 186 )

Le premier numéro qui apparaît en caractères gras entre parenthèses à la suite du nom de l'écorégion correspond au numéro d'identification de l'unité cartographique de l'écorégion dans la base de données connexe. Un seul ensemble d'attributs est fourni pour les polygones combinés comprenant l'écorégion. Les valeurs des attributs de chacun des polygones cartographiques individuels formant l'écorégion sont entrées dans les fichiers des données d'attribut des polygones.

Écoprovinces

La délimitation des écoprovinces (Marshall, Wiken et Hirvonen, 1998) ne constituait pas une priorité pour le Groupe de travail sur la stratification écologique (1996). Cette tâche s'est imposée comme une nécessité lorsque le Canada, le Mexique et les Etats-Unis, dans le cadre de l'ALENA, ont ratifié en 1994 l'Accord nord-américain de coopération dans le domaine de l'environnement, qui consacrait la création de la Commission de coopération environnementale (CCE). La Commission avait besoin d'un cadre écologique pour examiner les préoccupations environnementales communes des trois pays signataires.

La contribution du Canada à l'élaboration du cadre décrivant les écosystèmes de l'Amérique du Nord était fondée sur les travaux du Groupe de travail sur la stratification écologique (1996). Certains membres de ce groupe de travail canadien participaient également aux activités du North American Working Group de la CCE. Le rapport de la Commission, intitulé Les régions écologiques de l'Amérique du Nord : vers une perspective commune (Commission de coopération environnementale), a été rendu public en 1997. Dans ce rapport, la Commission adoptait les concepts d'écosystème et les méthodes que le Canada utilisait depuis longtemps pour promouvoir son projet de classification des écosystèmes.

Le nombre d'écoprovinces décrites au Canada reflète la nécessité de subdiviser les écozones canadiennes de manière à assurer la protection de l'environnement et des ressources et de corréler la délimitation des écorégions des deux côtés de la frontière canado-américaine. Suite à cet exercice de corrélation transfrontalière avec les Etats-Unis, un certain nombre d'écoprovinces ne comprennent qu'une écorégion (nos 8.2, 10.1, 11,1, 12.1 et 12.4).